Emmanuel Macron porte plainte après des affichages d’une caricature sur lui.

Ce jeudi, un homme est auditionné par les policiers à ce propos à Toulon. Le suspect est un coutumier des campagnes à caractère polémique sur les deux pancartes qu’il s’est lui-même réservées pour y commenter l’actualité à sa manière.

Emmanuel Macron a préféré porter plainte suite à sa représentation d’Adolf Hitler sur des affiches installées à La Seyne-sur-Mer et à la porte de Toulon, dans le Var.  

 

Dans le cadre de cette affaire, un homme est auditionné ce jeudi par la police de Toulon.  

Le parquet de Toulon avait en effet ouvert mardi une instruction pour « injure publique » visant l’affiche varoise à l’origine de cette affaire qui avait pour but de dénoncer la consigne du vaccin anti-Covid. 

 

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a décidé de déposer plainte après avoir été dépeint comme Adolf Hitler sur deux larges panneaux de publicité dans le Var.

« J’ai procédé à la saisie de la sûreté départementale du poste de police de Toulon aux fins d’une enquête préalable », a précisé au procureur de Toulon, Bernard Marchal, en spécifiant que la qualification retenue était susceptible de progresser.

Le Sceau de LREM est détourné en croix gammée

Si le précédent délit d' »outrage au chef de la République » a été supprimé en 2013 suite à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme qui a condamné la France, le chef de l’État est préservé de l’injure et de la diffamation publique comme tout autre citoyen ordinaire, bien que les poursuites, parfois ressenties comme une atteinte à la liberté d’expression, restent peu fréquentes.

Le contenu du texte a été diffusé ces jours-ci sur deux grands panneaux publicitaires de 4 mètres sur 3 situés sur une route à 4 pistes à La-Seyne-sur-Mer et à une entrée de Toulon où une personne scandalisée a inscrit le mot « Honte ». 

« Obéissez, faites-vous vacciner », proclame une affiche injurieuse, qui montre le président Emmanuel Macron dans la tenue du leader nazi Hitler, une mèche sur le front,  portant une petite moustache, et le sigle du mouvement présidentiel LREM détourné en croix gammée.

Son initiateur, Michel-Ange Flori, est un afficheur de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, coutumier des campagnes polémiques sur les deux supports qu’il se réservait pour pouvoir commenter à sa façon l’actualité. Il s’est investi dans le mouvement des « gilets jaunes ».

 « On peut voir Hitler, mais aussi Staline, ou je vois Charlie Chaplin incarnant Le Dictateur », a-t-il expliqué. Ces pancartes ont pour but de questionner « cette démocratie où les différentes décisions se prennent sans débat lors d’un conseil de santé », a-t-il justifié.

Une peine en 2019

 

Sa première affiche au moment de l’affaire des paillotes en Corse, titrée : « Corse : présumé coupable », date de 1999. 

 

En 2019, la chaîne BFMTV avait permis d’établir un lien direct entre les deux. Chevènement : la sélective innocence », lui avait valu une garde à vue de trente-six heures. 

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